vendredi 20 juillet 2007

MALADIES ET RAVAGEURS DES AGRUMES

1 MALADIES

1.1. Gommose parasitaire
(Phytophthora citrophthora & Phytophthora parasitica)

Les symptômes de cette maladie sont visibles principalement sur le tronc ou au collet chez les arbres francs. L’écorce prend une coloration foncée, se dessèche progressivement puis se détache et tombe en écaille, laissant le boit à découvert.

La gomme apparaît sur la partie atteinte. La circulation de la sève est quelquefois arrêtée, ce qui entraîne le dépérissement de l’arbre.

Exudation de gomme au niveau du tronc

Le parasite responsable de cette affection vit dans le sol. Le mycélium évolue sur la terre ou à la surface des feuilles tombées sur lesquelles il produit des conidiophores et des conidies. Celles-ci se forment principalement en milieu très humide ou même en contact de l’eau où elles libèrent des zoospores.

Lutte

Procéder au curetage des plaies jusqu’à atteindre le bois non imprégné de gomme. Ensuite, badigeonner la plaie avec un fongicide spécifique.

En lutte préventive, il est conseillé d’utiliser des porte-greffes résistants (bigaradier, poncirus) et d’irriguer en double cuvette ou en irrigation localisée. Eviter de planter des vergers d’agrumes en sol lourd, mal drainé.


1.2. Psoroses

Parmi les maladies virales qui s’attaquent aux agrumes en Algérie, les psoroses sont les plus courantes.

Les types de psoroses connues en Algérie sont la psorose écailleuse, la psorose alvéolaire et la psorose infectieuse.

Les symptômes de ces psoroses se manifestent :

- sur feuilles : par des mosaïques, des chloroses et des gaufrages
- sur tronc et branches : par des écaillements de l’écorce, écoulement de gomme et
formation de tumeurs.
- sur fruits : par leur déformation et l’apparition de nécroses annelées sur les peaux qui
deviennent grumuleuses.

Parmi les maladies à viroïdes sur agrumes, il est connu la cachéxie-xyloporose, viroïde qui cause le dépérissement du bois à la suite de nombreuses altérations telles que la décoloration, la perforation et la criblure du bois ; le noircissement, l’écaillement de l’écorce et l’écoulement de gomme.

Lutte

Ces maladies se transmettent uniquement par contact direct entre les tissus malades et tissus sains ; le greffage constitue donc le seul moyen de contamination. Par conséquent, pour lutter contre ces différentes maladies, il faut utiliser des greffons sains.

1.3. Tristeza

Le verger d’agrumes algérien est menacé par une grave virose, en l’occurrence la Tristeza, d’autant plus que le porte-greffe généralement utilisé est le bigaradier, très sensible à cette maladie. Le vecteur de cette virose sont les pucerons dont les espèces les plus efficaces sont Toxoptera citricidus et Toxoptera aurantii.

Les symptômes connus de cette virose se manifestent sur tronc par des cannelures et des striures et sur feuillage par un jaunissement et la chute des feuilles. Au stade final, l’arbre dépérit et meurt.

Lutte

Pour les nouvelles plantations, il faut planter des plants sains comportant un greffon prélevé sur arbre étalon reconnu indemne de cette virose, et greffé sur porte-greffe résistant.
En cas d’apparition de cette maladie, les mesures de quarantaine doivent s’appliquer immédiatement.

2. RAVAGEURS

2.1. Cochenilles

Ce sont des suceurs de sève redoutables pour les arbres fruitiers. Les cochenilles sont pourvues de glandes sécrétant la cire qui les protège contre les conditions climatiques défavorables et également contre les insecticides. Les sécrétions cireuses forment un bouclier protecteur chez le pou noir et la cochenille virgule. Les œufs sont pondus sous le bouclier ou sous le corps de la mère ou encore groupés dans un ovisac. Les adultes sont peu mobiles ou fixes. Les larves sont mobiles au premier stade, se fixent pour se nourrir et sécréter le bouclier pour se protéger. Le nombre de générations des cochenilles dépend des espèces. Leurs dégâts apparaissent sous forme de jaunissement des feuilles accompagné bien souvent de fumagine. La respiration et la photosynthèse de l’arbre sont fortement perturbées par les encroûtements d’individus et par la pellicule de fumagine. Les fortes attaques entraînent l’affaiblissement de l’arbre, une perte de rendement et des fruits à faible valeur commerciale.

Lutte

Les mesures prophylactiques contribuent beaucoup à la bonne santé des agrumes. Eviter l’excès d’humidité. Tailler judicieusement pour aérer la frondaison et détruire par le feu le bois de taille fortement attaqué.

La lutte chimique n’est indispensable qu’en cas de forte attaque. Il faut appliquer un traitement insecticide dès l’observation des premières larves mobiles.

2.2. Pucerons

Ils s’attaquent surtout aux jeunes pousses qui s’enroulent, se recroquevillent et ont une croissance ralentie. Quatre espèces de pucerons sont redoutées : Toxoptera aurantii, Aphis craccivora, A.gossypi et Aphis citricola.

Lutte

Intervenir au printemps dès l’apparition des premières colonies de pucerons à l’aide d’un insecticide.


2.3. Cératite
(Ceratitis capitata)

C’est la mouche méditerranéenne des fruits. Elle s’attaque aux agrumes et aux fruits de rosacées. L’adulte est une mouche colorée dont la femelle pond des œufs groupés par petits paquets, à l’intérieur des fruits, à une profondeur de 2 à 5 mm environ.
La larve est un asticot qui se développe au dépens de la pulpe des fruits. Les larves, à l’approche de la nymphose, se transforment en pupes et hivernent dans le sol à quelques centimètres de profondeur.

Le développement de la mouche dépend fortement des conditions de température. L’optimum se situe à 32°C et favorise l’achèvement d’une génération en deux semaines.
Les dégâts sont importants surtout en été et en automne. Sur le fruit attaqué, on observe une petite tâche entourant le point de piqûre qui s’agrandit par la suite. Une dépression se creuse en dessous du fait de la pourriture des tissus du fruit qui tombe prématurément.
Femelle adulte

Lutte

Utiliser des pièges (gobe-mouche) appâtés avec des attractifs alimentaires pour déterminer les périodes de vol de l’insecte et raisonner ainsi les applications insecticides.
Le traitement se fait à l’aide d’un insecticide mélangé à un attractif appliqué à raison d’un arbre sur deux ou d’une face sur deux de tous les arbres. L’application peut se faire par voie aérienne.

2.4. Autres ravageurs

D’autres insectes peuvent causer des dégâts sur agrumes. L’aleurode floconneux, l’aleurode commun ainsi que la mineuse ont causé des dégâts dans le passé. Le traitement chimique contre ces ravageurs n’est pas opérant. La lutte biologique avec les auxiliaires est la plus indiquée.

3. NEMATODES
(Tylenchulus semipenetrans)

C’est un nématode semi-endoparasite sédentaire inféodé aux citrus. Sa reproduction est sexuée ou parthénogénétique. La femelle pond une centaine d’œufs dans une masse gélatineuse. La durée du cycle est de 6 à 15 semaines.

Les arbres atteints manquent de vigueur, perdent leurs feuilles et montrent un dessèchement des extrémités des rameaux.

Sur la partie souterraine, les radicelles sont courtes, épaisses et nécrosées. Tous ces symptômes apparaissent progressivement et se traduisent par une forte perte de productivité.

Lutte

Voir nématodes des arbres fruitiers.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

ok alors je suies ingenieur agronome specialisee dans la phytophythiaterie je vous remercie pour cette belle initiative

Mourad a dit…

J'ai déjà vu le texte quelque part dans un document fait en 2004 par le personnel de l'INPV.

Cactussimo

edwige a dit…

bonjour j'ai un mandarinier depuis plus de 6 ans dans un pot il a passé l'hiver dans la véranda sans problème et a eu une très forte floraison et de multiples fruits .
Depuis huit jours il perd ses feuilles meme vertes j'ai remarqué qu'elles avaient des petits points jaunes minuscules je ne sais pas ce qu'il faut faire je ne voudrais pas le perdre car il produit énormément de fruits.
Merci de me répondre